Modeste Meliho• 28 novembre 2025• SalutDans la mosaïque des croyances religieuses et des traditions humaines, beaucoup pensent qu’il faut multiplier les intermédiaires, accumuler des œuvres, ou observer des rites pour s’approcher de Dieu. Mais au cœur de l’Évangile brille une vérité simple et glorieuse : le salut se trouve en Christ seul. Loin d’être une option parmi d’autres, Jésus-Christ est présenté dans les Écritures comme l’unique médiateur, l’unique fondement de la justification et l’unique espérance de gloire.
L’homme est séparé de Dieu par le péché et incapable de rétablir la relation brisée par ses propres moyens. Dans l’Ancien Testament, les prêtres servaient d’intermédiaires, offrant des sacrifices pour le peuple. Mais ces sacrifices étaient répétés, insuffisants et annonçaient seulement un salut à venir.
C’est en Jésus-Christ que Dieu a pourvu au médiateur parfait, à la fois vrai Dieu et vrai homme. L’apôtre Paul déclare avec clarté : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Ti 2.5-6). Contrairement aux prêtres humains, Jésus n’a pas besoin de répéter son œuvre. Son sacrifice est unique, parfait et suffisant, et son intercession demeure éternelle (Hé 7.25).
S’approcher de Dieu par un autre chemin que Christ, c’est en réalité se détourner de Lui. Mais venir à Dieu par Christ, c’est trouver un accès libre et assuré auprès du Père.
La Bible ne cesse de rappeler que personne ne peut se justifier lui-même devant Dieu. Même nos « meilleures œuvres » sont entachées d’imperfection (És 64.6). La seule justice qui nous est comptée est celle de Christ, imputée à ceux qui croient.
Paul écrit : « Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption » (1 Co 1.30). Et encore : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Ro 5.1).
Ainsi, toute tentative de mélanger nos œuvres à l’œuvre de Christ revient à nier la suffisance de la croix. Le salut est une grâce reçue par la foi seule, et son fondement est Christ seul.
Si notre salut dépendait de nous-mêmes, il serait incertain et fragile. Mais parce qu’il repose sur Christ, il est assuré et éternel. Paul résume cette espérance en ces mots : « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col 1.27).
Cette espérance n’est pas vague ni hypothétique. Elle est enracinée dans une personne vivante qui a vaincu la mort et qui reviendra dans la gloire. Loin de nous tourner vers nous-mêmes, elle nous pousse à lever les yeux vers celui qui est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin (Ap 22.13).
Tout au long de l’histoire de l’Église, il y a eu une tendance constante à détourner les regards de Christ vers d’autres appuis : traditions humaines, rites religieux, leaders spirituels, voire sa propre justice. Mais l’Évangile appelle le croyant à fixer son regard non sur lui-même, mais sur Jésus : « Fixons nos regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi » (Hé 12.2).
Seul Christ peut sauver, seul Christ peut justifier, seul Christ peut donner la vie éternelle. Toute substitution ou tout ajout amoindrit la gloire de son œuvre.
Vivre Christ seul, c’est puiser dans cette vérité une sécurité inébranlable : si Christ est mon Sauveur, rien ni personne ne peut annuler ce salut (Jn 10.28-29). Je n’ai pas besoin d’un intermédiaire humain, car j’ai libre accès auprès du Père par Christ (Ép 2.18). C’est faire de Christ le fondement de ma vie chrétienne, de ma marche quotidienne, de mon espérance future.
Affirmer Christ seul, c’est proclamer que le salut ne se trouve ni dans l’homme, ni dans les rites, ni dans l’Église, mais uniquement en Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Comme Pierre l’a proclamé avec force : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4.12).
Notre foi ne repose pas sur une idée ni sur un système religieux, ni sur nos expériences, mais sur une personne vivante et suffisante : Jésus-Christ, notre seul Sauveur, Seigneur et Espérance.